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la Pêche à la Mouche
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L'Ellez

EllezTentons le rapprochement !
par Bernard Owczarek

Cliquez ici pour télécharger la carte de l'Ellez (Taille:780.26 Kb)

Les saumoniers et les pêcheurs de truites semblent s’ignorer bien qu’il n’y ait jamais eu divorce ni guerre entre ces deux modes de pêche à la mouche.
Pour les uns, être saumonier c’est attraper le virus, donc une maladie. La fameuse «saumonite» et cela fait peur, surtout aux pêcheurs de truites parce que les autres en sont fiers. Ils sont un peu comme ce garçon qui en allant voir «les filles» a choppé une petite maladie. C’est une preuve irréfutable qu’il n’est plus puceau.

 


D’un autre côté, les pêcheurs de truites se retranchent derrière les difficultés de montage de mouches, les techniques de lancer comme le Spey cast, mais surtout les aléas dans les prises de poisson. Cette bredouille qui hante le pêcheur de truite et pourrait le faire passer pour un incapable.
Le montage des mouches
Auparavant, les matériaux qui entraient dans l’élaboration d’une mouche à saumon étaient souvent des plumes rares que les riches pratiquants anglais se procuraient dans les colonies britanniques. Ces fameuses mouches Victoriennes sont souvent devenues des objets de collection et de décoration. Actuellement, avec les poils teintés et les autres matériaux synthétiques, on réalise des mouches plus solides et tout aussi efficaces.


ellez2Sur ce point, il est possible de tenter un rapprochement entre les deux écoles. Ce sont des techniques de montage qui sont interdépendantes. Avec l’essor des pêches de la truite en réservoir, on a vu des mouches nécessitant des techniques employées par tous les monteurs.
J’ai eu la chance de rencontrer le regretté Michel Fontan qui était devenu guide de pêche sur la Henry’s Fork dans l’Idaho et sur d’autres rivières du Montana. C’est en voulant réaliser de belles mouches Victoriennes que j’ai découvert des petits trucs, comme on dit, qui m’ont beaucoup servi ensuite. Le livre de Poul Jorgensen «Mouches à saumon», aux éditions Artémis, explique, parfois, en détails ces techniques.


Avec Michel Fontan, j’ai découvert les hameçons à saumon sans œillets, auxquels il rajoutait une boucle en gutte. ellez1Actuellement, à cause de l’âge et de la presbytie, je réalise des mouches avec une boucle de nylon en 18/100 pour le coup du soir.
Les techniques de lancer
Souvent les pêcheurs de truites, qui pêchent en remontant, croisent les saumoniers qui descendent la rivière. Le fait de croiser un pêcheur en wading, au milieu de la rivière, ne convient pas toujours au pêcheur de saumon. Même s’il y a de moins en moins de pêcheurs au bord de l’eau, certaines rencontres peuvent déranger. Ne parlons pas des ferrailleurs.
Actuellement, avec la raréfaction des éclosions, certains pêcheurs de truites recommencent à pêcher en noyées. Les uns et les autres se respectent plus facilement car, confrontés aux mêmes difficultés, ils se comprennent mieux.
La bredouille ou le no-kill
Là, encore, tout le monde trouve un terrain d’entente. D’abord, il ne s’agit pas du même poisson. Le saumonier doit être persévérant et la bredouille ne lui fait pas peur car il sait que c’est souvent le poisson qui décide.
Le pêcheur de truites sait qu’il peut passer à côté. Mais c’est souvent sa faute. Peur de changer de techniques de pêche en cours de journée : noyée ou nymphe le matin, sèche ou émergente pour le coup de midi, à nouveau en noyée ou nymphe l’après-midi et peut-être en sèche au coup du soir.
Là, encore, la pratique en réservoir est une bonne école d’adaptation. La pratique du no-kill désinhibe le pêcheur qui, libéré du poids de la performance, pratique sereinement son art avec plaisir.
Pour ma part, je ne suis pas encore saumonier. Je n’éprouve ni appréhension, ni envie d’attraper le virus. Cependant, pour avoir croisé certains d’entre eux, je suis toujours en admiration devant leurs boites de mouches, leurs façons de pêcher et leur ténacité à la pêche. En somme une bonne école de vie. Merci Messieurs.

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  • Dernière mise à jour: samedi 18 novembre 2017, 10:38:01.

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